Avant première : samedi à LOS ANGELES …

Les chanceux qui ont déjà vu

le dernier Star Wars

émerveillés par « The Last Jedi »

 

« Stars Wars : Les Derniers Jedi » ne sort que mercredi prochain en France. Après deux ans d’attente, l’avant-première mondiale du deuxième volet de la troisième trilogie de la saga créée par Georges Lucas s’est déroulée ce samedi soir à Los Angeles, aux États-Unis.

Si jusqu’ici, peu de détails avaient filtré sur le contenu de l’épisode VIII, des petits chanceux ont eu l’occasion de voir le nouveau film lors de la première mondiale en présence des acteurs et de l’équipe du film. A la lecture des réactions, sur les réseaux sociaux, tout porte à croire que ce 8e épisode ait la force avec lui : sur Twitter, tous saluent la qualité du long-métrage réalisé par Rian Johnson (Breaking Bad, Une arnaque presque parfaite) que LCI avait rencontré.

Hommage à Carrie Fisher

Pour l’avant-première, il a présenté le film en faisant monter sur scène tous ses acteurs et rendu un hommage ému à Carrie Fisher, l’inoubliable princesse Leia de la saga, décédée brutalement à 60 ans en décembre 2016 et qui fait dans le film sa dernière apparition au cinéma. Elle était morte d’une attaque cardiaque après avoir déjà tourné ses scènes. Les spectateurs se sont levés pour applaudir son apparition sur l’écran où défilait le générique. Lucasfilm a imposé un embargo sur les comptes rendus détaillés jusqu’à mardi 9 heures locales (17 heures GMT) mais les fans ont rapidement inondé les réseaux sociaux de réactions enthousiastes au film. « Je suis au paradis des geeks », a twitté Jenna Busch du site LegionofLeia.com, c’est un film « tellement différent, passionnant, surprenant », ajoutait Peter Sciretta du portail slashfilm.com. La ferveur autour de Star Wars tient avant tout à sa mythologie construite autour de la lutte du bien contre le mal, avait estimé Gwendoline Christie, qui joue le capitaine Phasma, lors d’une table ronde organisée à Los Angeles le dimanche précédant l’avant-première. « C’est parce que le monde dans lequel nous vivons change et évolue que [Star Wars] conserve la simplicité de ces éléments », a-t-elle expliqué. Autre dimension récurrente, « cela renvoie à la question de savoir ce qu’implique de suivre ses tendances humaines, sombres et narcissiques, ou cela vous mènerait », a-t-elle poursuivi.

 

La résistance à genoux

Ce nouveau volet, filmé sur la côte ouest de l’Irlande et aux studios Pinewood à Londres, met face à face Rey (Daisy Ridley), l’héritière des Jedi, et Kylo Ren (Adam Driver), la principale menace venue de l’Empire. Ils incarnent les nouveaux visages de cette troisième trilogie, avec Finn (John Boyega) ou Poe Dameron (Oscar Isaac). Si Han Solo, Yoda ou Dark Vador, tous morts, ne sont plus de l’aventure, Luke Skywalker (Mark Hamill) va jouer un rôle essentiel dans la formation de Rey, à en croire les bandes-annonces. La production entoure habilement ce huitième volet d’un voile de mystère mais distille néanmoins régulièrement quelques indices. Cet épisode pourrait marquer le début d’une période sombre pour la résistance, ce qui lui a valu des comparaisons avec L’Empire contre-attaque, le chapitre central de la trilogie originelle. Il n’y a pas encore eu de film Star Wars qui se penche sur la guerre comme le fait Les Derniers Jedi », a estimé John Boyega lors de la table ronde. « C’est très trouble. La séparation du bien et du mal est chamboulée. » « C’est une situation tendue, c’est critique », a expliqué Oscar Isaac. « La résistance est à genoux. (…) Il faut continuer à bouger pour survivre. Sans présager de la suite, la résistance devrait néanmoins conserver quelques ressources au-delà même du prochain épisode, le neuvième, annoncé en 2019, car Disney vient d’annoncer, début novembre, la préparation d’une toute nouvelle trilogie.